• Espace Insécable

    15.09.2017 - 16.12.2017
    Exposition Décomposition d’une Maison, Commissariat : Céline Poulain & Alexis Guillier
    Le 116, Montreuil

    Espace Insécable, 2017, Béton, verre, cuivre et précipité, 106 x 50 x 46 cm et 50 x 20 x 46 cm, variable

    Espace Insécable est un module géométrique en béton, verre et tuyaux de cuivre, qui sont ctivement reliés au système de canalisation du lieu d’accueil. À la manière d’un radiateur, ce module est une excroissance fonctionnelle de l’architecture. Tel un rizhome, le nombre de module et ses dimensions varient. Portant une attention particulière aux connections entre l’objet plastique et son environnement, ce projet s’attache autant à la temporalité de l’exposition qu’à l’espace et le réseau où il se situe.

  • Point Zéro

    04.06.2017 - Inauguration du parcours d'Art et Nature STUWA
    Avec COAL et le Pays du Sundgau, Alsace

    Point Zéro, 2017, Terre, calcaire, grès rose, 10 m de diamètre, In-Situ, Seppois-le-Haut

    Une enclave, un trou, un lieu en dessous de la ligne d’horizon,
    Au loin, dans l’étendu de l’horizon, l’oeil n’a plus à faire la mise au point, Il n’y a pas de masse contre laquelle le regard viendrait se heurter. Cherchant à éviter d’être cet élément qui vient stopper la plénitude d’une ligne, Point Zéro se pense par soustraction. Tel une empreinte, son volume se dessine en négatif.

    Le Point Zéro est un dénivelé de la taille d’un bassin, à peine plus profond que la hauteur d’un homme. Le trou n’est pas directement visible, c’est en s’approchant de lui qu’il s’offre à nous. Sorte d’amphithéâtre, on traverse et habite cet espace le temps d’une pause. Des arceaux concentriques descendent en strates successives. Le diamètre du trou se resserre à mesure jusqu’à desservir un bloc de grès rose. C’est une table, un support aux multiples usages. Le Point Zéro investie l’étendue du paysage d’une dimension poétique et usuelle. Oeil bienveillant du Sundgau, c’est un point entre la terre et le ciel. Point Zéro se lit comme les coordonnées d’un plan, puisse-t-il nous faire réfléchir à la localité de notre corps mobile et à l’ensemble dans lequel celui-ci évolue.

    Le Point Zéro est visible à Seppois-le-Haut, dans le Haut-Rhin, derrière la place de la Mairie et l'Église.
  • Chlorure de Sodium

    12.10.2016 - 10.11.2016
    Complément de Matière, Commissariat : Estelle Deschamp & Pierre Andrieux
    Le Deuxième Bureau, Bordeaux
    Photos © Pierre Andrieux

    Chlorure de Sodium, 2016, Sel, eau, verre, fer, cuivre, 220 x 220 x 50 cm.

    Chlorure de Sodium est motivé par des recherches sur l'extraction des minerais et les étapes successives qui mènent au produit fini. Les mines sont une plaie pour l'environnement tout comme la dispersion de minéraux et de métaux. Mes expériences d’atelier furent une tentative de comprendre les réactions chimiques qui abreuvent l’industrie, puis de quantifier les déchets qui en découlent. Chlorure de Sodium se compose d’éléments essentiels aux constructions de nos architectures, le verre et le métal, et d’un élément absolument commun, le sel. Cette installation est transformée par deux fondamentaux, à savoir l’eau et l’énergie.

    Toute transformation s'effectue dans une relation d'ambivalence.Par jeu de contamination, une pyramide de sel vient irriguer une multitude de récipients en verre. Des réactions en chaîne ont lieu et l’oxydation continue son processus naturel d’altération.Liée à l’espace où elle se construit, Chlorure de Sodium s’établie dans un lieu donné et s’amplifie pendant la durée du projet.

    Réfléchissant notre logique productiviste où l’accumulation serait la valeur absolue, Chlorure de Sodium est l’observatoire des principes de cristallisation, d’oxydation et d’oxydo-réduction. La corrosion n'est qu'un retour à l'état « naturel » d'oxyde pour ces métaux forgés par l'intervention de l'homme. La chimie inorganique façonne nos constructions. Et puisqu’il est question de mesure, à quel moment franchit-on le seuil de toxicité ?

  • Negative Blues

    09.11.2016 - 26.11.2016
    Crête à Creux
    HLM / Hors Les Murs, Marseille
    Photos © Mathilde Geldhof

    Negative Blues, 2016, Béton, Métal et Rolleiflex, 75 x 75 x 165 cm.

    Negative Blues est une créature étrange entre sculpture et mobilier urbain. Elle nous regarde droit dans les yeux et nous invite à la chevaucher pour voir en son prisme. Sur son dos, un deuxième point de vue s’offre à nous, celui de la hauteur, puis un troisième, à travers le viseur du Rolleiflex, qui pointe du doigt la photographie de Mathilde Geldhof, État océanique # 2- La continuité. Au centre de cette photographie, un médaillon, un visage, sort de la roche. C’est donc une histoire de hauteur et de pointe, de regardeur et de regardé, qui se lit par rebond entre cet objet hybride et l’exposition. Negative Blues a été imaginé avec Mathilde Geldhof et le Frioul.

  • Ziggurat

    18.12.2015 - 12.02.2016
    Les Temples
    Pollen, Monflanquin
    Photos © Dominique Delpoux

    Ziggurat, 2015, Bois et terre, 120 x 120 x 140 cm

    Ziggurat s’approprie la forme des édifices mésopotamiens. Ces monuments n’existent plus intacts, quel est donc l’écart entre ce qu’ils ont été et la connaissance que nous en avons ? Quelle part d’imaginaire s’est glissée entre ces plis ?
    Construite en négatif, préparer le coffrage de cette forme revient à penser les vides afin de réaliser les pleins. Les quatre tiroirs jaunes qui encerclent la pyramide sont des contenants possible pour la terre. Celle-ci retrouvera son état de nature à chaque démontage.

  • Soubassements

    18.12.2015 - 12.02.2016
    Les Temples
    Pollen, Monflanquin
    Photos © Dominique Delpoux

    Les Soubassements, 2015, Béton cellulaire, plâtre, néon, terre et eau, 12m2

    Les Soubassements préparent les fondations d’un monument. À moins que nous soyons face à la ruine de celui-ci. Des colonnes sont pris dans des blocs modulaires qui s’emboîtent et se répètent. Ces piliers en verre sont pleins, parfois d’eau, parfois d’argile. Les Soubassements s’érigent comme les carottes extraites du sol. Traverser l’espace nous impose de slalomer doucement entre les modules et les tessons.

  • Placard

    18.12.2015 - 12.02.2016
    Les Temples
    Pollen, Monflanquin
    Photos © Dominique Delpoux

    Placard, 2015, Bois, brique, verre, terre et plâtre, 210 x 70 x 25 cm

    Le Placard est une ouverture. Sa forme est contextuelle, ici, elle s’est immiscée dans un placard. Magasin de matériaux, elle ordonne les choses de l’atelier ; maquette des projets, moulage et pots d’argile. Le Placard expose deux céramiques du potier Laurent Désiré. Ses poteries viennent d’une nécessité de faire. Leur singularité est induite de l’imprécision des premières fois. Elles sont exemple et concrétisation des potentialités de la terre. Encadré par l’embrasure de la porte, il s’agit de «faire tableaux» en reprenant les ingrédients des sculptures.

  • Bloc2Glace sur Bloc2Terre

    12.10.2015 - 20.03.2016
    Climat l'expo à 360°
    Cité des sciences et de l'industrie, Paris

    Bloc 2 Glace sur Bloc 2 Terre, 2015, glace, terre, bois, acier,
    300 x 150 x 150 cm et deux modules de 120 x 55 x 90 cm

    Bloc 2 Glace sur Bloc 2 Terre est une sculpture active. Elle évolue à mesure qu’elle est exposée. De la glace fond au dessus de terre, une matière en transforme une autre. Liée au facteur Temps, cette sculpture produit une série de documents, des blocs de terre ayant enregistrés l’écoulement de l’eau. Le dispositif est activé manuellement, l’humain est acteur-responsable. Il s’agit de rendre visible l’idée de «prendre soin». Cette sculpture contemplative ne se donne pas immédiatement. Elle nous propose d’observer le cours de l’eau entre les grilles. L’eau se transforme et transforme, donnant lieu à divers phénomènes, tels que la formation de crevasses dans la terre ou le son que provoque la goutte qui chute dans le bac métallique.

  • Tronc

    18.05.2015 - 16.06.2015
    Bazar
    Primo Piano, Paris
    Photos © Romain Darnaud

    Tronc, 2015, bois, bronze et laiton, 160 x 45 x 20 cm

  • Figure de pierres

    27.11.2014 - 17.01.2015
    Solo show
    Primo Piano, Paris
    Photos © Romain Darnaud

    « Au commencement était le trou.
    Un voyage. Une pierre. Un trou. Une photo.
    Le trou dans la pierre devient le trou photographié devient le trou dessiné devient le volume d’un trou. Déclinaison du trou. Cette transformation – le « transport de l’image » – emprunte le chemin inverse de la sculpture photographiée, où le volume est écrasé au profit de l’image. Dans l’ensemble d’œuvres de Pauline Toyer présenté ici, le trou se révèle au contraire comme le point de départ de diverses formulations plastiques. Nous ne pouvons éviter de projeter, en partant de notre propre corps perceptif, notre portrait narcissique dans ces trous. »
    Lucia Schreyer

  • Reverso

    27.11.2014 - 17.01.2015
    Solo show
    Primo Piano, Paris
    Photos © Romain Darnaud

    Reverso (Pavé, Porte, Cosmos), 2014,
    5 sculptures, ciment, verre, résine, carrelage, bois, 200 x 200 x 75 cm

    Le corpus annoncé par Figure de Pierres se déploie dans cette sculpture. Assemblées dans tous les sens, ces constructions étranges sont anti-architectonique. On oscille entre entité ou fragment, entre maquette d’architecture et bribes d’objets familiers.

  • Vertige

    14.06.2014 - 21.09.2014
    Les Vestibules
    La Maison Rouge, Paris

    Fagot (Phénotype), 2014, Ciment, plâtre et céramique,
    140 x 30 x 30 cm
    Empilement, 2014, Bois, plâtre et feutre, 120 x 25 x 25 cm
    Fagot (Génotype), 2014, Bois, acier et corde, 130 x 20 x 20 cm

    Vertige est une série de quatre sculptures, qui se construisent par jeu d’interchangeabilité. Au départ, une branche de bois de section régulière, celle-ci se décline et se transforme en différentes figures. Le matériaux bois change d’état, et à mesure, d’autres matières se greffent, répondant toujours en un point à un précédent élément.

    Variantes Combinatoires, 2014, Dessin à l’encre, 10 x 20 cm

    Ce dessin reprend les combinaisons de formes proposées par ces sculptures. Elles s’organisent autour du carré, du rond et du polygone. La vue de dessus donne à voir les relations de proportion.

  • Condition

    08.03.2014 - 11.05.2014
    Unitasking (tentatively)
    Temporary Gallery, Köln
    Photos © Dominique Delpoux

    Condition, 2014, Bois, acier, bronze, laiton, papier carton, sable et eau,
    140 x 65 x 600 cm.

    Une longue structure grillagée traverse l’espace. La fonction de ce meuble étrange a été inventée et designée pour réguler la vie de Condition. Industrie défectueuse, chaque semaine un glaçon est déposé au dessus de ces formes cartonnées. Marqueur de temps, l’eau coule et érode lentement les matériaux, un microcosme s’organise. Les matériaux de ces constructions défient nos attentes. Là où nous les pensions fragiles, ils résistent et persistent. Condition se construit par rebond et jeux de polarité. La forme de la matrice du bronze est faite par hybridation des packagings en carton. De même que le sable rouge est utilisé pour la fonte du bronze.

  • 1 Bol 2 Vert

    18.08.2013
    CDD - Le Festin

    1 Bol 2 Vert est repas performé.
    En équilibre, les aliments souples sont empêchés de se répandre par des parois vitrées. Les goûts glissent en nuance. Servi d’un seul tenant, il s’agit de démonter habillement l’ensemble pour en incorporer les parties. Cette performance a été servi pour le Festin du C D D, un restaurant éphémère croisant art et cuisine. Le menu a été confié à des artistes pour proposer des expériences culinaires.
    C D D le festin est un projet de Baptiste Brévart et Tiphaine Calmettes.

  • Sirop

    01.07.2013 - 29.09.2013
    Atelier des Testeurs / Salon du test
    Chalet Society, Paris

    Sirop, 2013, Bois, verre, sirop, agar-agar, miel et abeille, 17 m2

    Sirop est un projet pictural quadridimensionnel. Organique et périssable, le facteur temps est une donnée supplémentaire. L'installation propose une somme d’expériences portant sur les produits sucrés non solides. Ces matières colorées dites consommable sont envisagées comme matière disponible, donc à transformer. La construction cet espace pictural cherche à anticiper les possibilités de ces transformations ; composer avec et selon les résultats.

  • Les Résineux

    Les Résineux, 2012, Bois, résine, meuble métallique, verre et insectes, 110 x 110 x 60 cm, variable

    La famille des Résineux rassemble, bois brut ou recomposé, résine explosée ou moulée, unique, décliné ou multiple. Le socle est un meuble arrangé pour contenir l’ensemble. La fonction de ces éléments familiers nous échappent. Les Résineux testent notre rapport à l’ordre et à la hiérarchie.

  • Module N°1

    20.11.2010 - 09.01.2011
    Première, 16ème Édition
    Centre d'Art Contemporain, Meymac

    Module n°1 2010, Bois et aluminium, 500 X 600 X 200 cm, variable

    Module n°1 reprend les éléments typologiques de l’habitat. Un espace ouvert est délimité. Ses contours cadrent le regard et induisent une nouvelle lecture de l’espace.